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Moroccan protesters wave their national flags and shout slogans in the capital Rabat, on March 13, 2016, during a demonstration against statements made by the United Nations chief earlier in the week regarding the Western Sahara, a disputed territory between Morocco and the Polisario Front, following his visit to a camp for refugees from the territory. Hundreds of thousands of people rallied in Rabat to protest against UN chief Ban Ki-moon's "lack of neutrality" over Western Sahara. The UN has been trying to oversee an independence referendum for Western Sahara since 1992 after a ceasefire was reached to end a war that broke out when Morocco sent its forces to the former Spanish territory in 1975. The Algerian-backed Polisario Front is seeking independence for the territory, a demand ruled out by Morocco which argues for a broad autonomy for the territory under its sovereignty. Earlier this month Ban visited a camp in Algeria for refugees from Western Sahara as part of a regional tour and spoke of a "human tragedy". He also announced plans to re-launch UN-sponsored talks between Rabat and the Polisario Front. On March 8, the Moroccan government, in a statement issued by the foreign ministry, accused Ban of speaking out of line and of allegedly using the word "occupation" to describe the status of Western Sahara. / AFP PHOTO / FADEL SENNA

Nationale Marche de Rabat : La classe politique s’élève contre les dérapages verbaux du SG de l’ONU

Les différentes composantes de la classe politique nationale ont dénoncé fortement les dérapages verbaux du Secrétaire général de des Nations unies, Ban Ki-moon, sur le Sahara marocain, lors de la marche populaire de dimanche à Rabat.
Ainsi, Le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal (PI), Hamid Chabat, a relevé que cette marche dénote d’un message clair et sans équivoque à l’adresse de la communauté internationale pour qu’elle se rende compte de la détermination du peuple marocain à riposter à toute attaque contre sa cause nationale.
Le secrétaire général de l’Union constitutionnelle (UC), Mohamed Sajid, a, de son côté, déclaré que ce rassemblement d’envergure reflète la mobilisation des Marocains autour de la question du Sahara, soulignant que les propos de M. Ban ne pourront, en aucun cas, dévier l’attention de tout un peuple sur sa première cause.
Pour sa part, le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Mohamed Nabil Benabdellah, a relevé que le peuple marocain, dans toutes ses composantes, a participé à cette grande marche populaire pour dénoncer les propos de M. Ban, notant que la question du Sahara n’est pas uniquement l’apanage de leaders, mais concerne plutôt tout un peuple mobilisé à défendre ses constantes et ses valeurs sacrées.
Le Maroc, poursuit M. Chabat, joue un rôle essentiel dans la lutte contre le terrorisme qui menace la région, affirmant que le Royaume ne peut, aucunement, accepter les déclarations provocatrices du Secrétaire général de l’ONU qui sont aux antipodes de son rôle de médiateur.
Quant au secrétaire général du Parti du mouvement populaire (MP), Mohand Laenser, il a indiqué que sa formation politique s’est alliée à l’ensemble des forces vives de la Nation pour transmettre un signal fort à la communauté internationale à propos de la question du Sahara marocain.
« Le Sahara est une question d’existence pour tous les Marocains », a affirmé M. Laenser, avant de fustiger les déclarations du responsable onusien qui, a-t-il relevé, « déshonorent le principe de neutralité et de recherche de compromis ».
Le président du Parti des néo-démocrates, Mohamed Darif, a fait savoir que cette marche est une réaction naturelle des Marocains aux déclarations de M. Ban qui risquent d’exacerber la tension et « déclencher une guerre dans la région ».
Quand il s’agit de l’intégrité territoriale du Royaume, des constantes et des valeurs sacrées de la Nation, les Marocains relèguent au second plan leurs divergences d’ordre politique et idéologique et se mobilisent, de manière spontanée, pour parer à toute atteinte aux intérêts suprêmes du Royaume, a relevé M. Darif.
De son côté, Lahcen Daoudi, membre du secrétariat général du Parti de la justice et du développement (PJD), a indiqué que cette marche populaire envoie un message fort à tous ceux qui envisagent d’outrepasser les lignes rouges, ajoutant que le peuple et le gouvernement marocains sont constamment mobilisés derrière SM le Roi Mohammed VI pour défendre la première cause nationale.
Pour Driss El Azami Idrissi, membre du secrétariat général du PJD, cette marche nationale est un message de dénonciation et de condamnation des propos biaisés du SG de l’ONU qui a violé, de manière flagrante, le Droit international et la Charte des Nations unies.
A travers ses déclarations, M. Ban n’a pas fait preuve de la neutralité requise en vue de trouver une solution à la question du Sahara marocain, mettant ainsi en danger la paix et la sécurité régionales.
Actuellement, le Maroc est un pays sûr et stable qui contribue à la sécurité et à la paix internationales, a-t-il dit, ajoutant que le Royaume est déterminé à poursuivre son processus de développement dans le cadre de son propre modèle.
Une conjoncture très délicate pour la sécurité dans la région
Pour sa part, Mohamed Cheikh Biadillah, membre du bureau politique du Parti authenticité et modernité (PAM), a noté que cette marche nationale, à laquelle ont participé des Marocains en provenance de l’ensemble des régions du Royaume, renforce le front interne qui constitue, a-t-il précisé, une arme importante pour la défense de l’intégrité et des intérêts suprêmes de la Nation.
Le secrétaire général de l’ONU s’est départi de sa neutralité, a failli à ses responsabilités et violé la Charte de l’ONU, a-t-il dénoncé, rappelant que la dernière visite du responsable onusien dans la zone tampon et son appel à une Conférence des contributeurs à l’aide humanitaire aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf après 40 ans de conflit, constituent des précédents.
Avec de tels agissements et tout en épousant les thèses des séparatistes, M. Ban a « ébranlé la confiance du Royaume en l’ONU et en ses instances », a-t-il estimé.
Il a, dans ce sens, salué les réactions et les positions de la France, des Etats-Unis et des ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du golfe (CCG) vis-à-vis des propos du SG de l’ONU, notant que les dérapages verbaux de ce dernier interviennent dans une conjoncture très délicate pour la sécurité dans la région, notamment avec la montée en force de groupes terroristes et de réseaux de trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains.
Selon Younès Moujahid, membre du bureau politique de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), l’enthousiasme ayant émaillé cette marche populaire massive dénote, avec éloquence, que le Sahara marocain est et restera toujours la première cause des Marocains, relevant que les jeunes qui participent à cette manifestation ont l’impression de vivre la même euphorie que celle que leurs parents et leurs aïeuls avaient vécu lors de la Marche verte, en 1975.
Cette marche traduit également la vigilance et la prise de conscience des Marocains quant à l’importance de la question du Sahara et des agissements du secrétaire général de l’ONU, a-t-il souligné.
Le message le plus important de cette marche est que le peuple marocain demeure toujours uni pour faire face à toute tentative de déstabilisation ou d’offense à sa dignité, a indiqué, Anis Birou, membre du bureau politique du Rassemblement national des indépendants (RNI), précisant que la légalité internationale doit être scrupuleusement respectée et que toute tentative qui risque de s’écarter de cette voie ne peut que faire l’objet de condamnations, de protestations et de manifestations d’une telle envergure.
Plus de trois millions de Marocains ont participé, ce dimanche à Rabat, à la marche populaire initiée par les partis politiques, les syndicats et les organisations de la société civile pour dénoncer les dérapages verbaux du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, sur le Sahara marocain.
Venus des quatre coins du Royaume pour prendre part à cette manifestation citoyenne et patriotique, les participants ont formé une véritable marée humaine qui a envahi le centre-ville de la capitale.
Des syndicats et des acteurs de la société civile dénoncent les propos partiaux du SG de l’ONU
Des centrales syndicales et des acteurs de la société civile se sont élevées contre les propos partiaux du Secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, au sujet du Sahara marocain, lors de la marche populaire organisée dimanche à Rabat pour protester contre ce parti pris.
Dans des déclarations à l’occasion de cette manifestation tenue à l’initiative des partis politiques, des syndicats et des organisations de la société civile, ils ont été unanimes à condamner les déclarations biaisées et le parti pris du responsable onusien lors de sa dernière visite dans la région.
Le Secrétaire général de l’Union marocaine du travail (UMT), Miloudi Moukharik, a ainsi souligné que la classe ouvrière marocaine dans toutes ses composantes s’est donnée rendez-vous à Rabat pour dénoncer et exprimer son mécontentement des déclarations irresponsables de Ban Ki-moon.
Le mouvement syndical a toujours été à l’avant-garde de la lutte et la défense des grandes causes de la Nation marocaine, a-t-il dit, notant que les syndicats, qui dans les années 1950 ont lutté pour l’indépendance du Royaume, sont toujours prêts à mettre toutes leurs forces et moyens pour la défense de la marocanité du Sahara.
Les syndicats marocains ont à cette occasion décidé d’envoyer une lettre de protestation au SG de l’ONU ainsi que des lettres à la Confédération syndicale internationale, à l’Union des syndicats africains et à celle des syndicats arabes comme ils ont convenu de dépêcher des délégations dans les différentes capitales internationales en vue d’expliquer le bien-fondé de la question nationale auprès des syndicats de ces pays.
Pour sa part, Khalid Abdelkader, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) pour la région Rabat-Salé-Kénitra, a précisé que toutes les associations de la CGEM ont participé à la marche de Rabat en vue d’exprimer leur soutien à la cause nationale.
« Nous dénonçons avec force les propos de Ban Ki-moon et soutenons fortement les positions de notre pays », a-t-il affirmé, ajoutant que la CGEM s’inscrit dans une démarche de solidarité avec l’ensemble des instances politiques du Maroc.
Les actions de la Confédération à l’international s’inscrivent dans la lignée de la diplomatie économique pour défendre les causes et les intérêts du Royaume, et à leur tête la question du Sahara, a-t-il encore dit.
Pour sa part, la Ligue de Soutien à l’Autonomie aux Provinces du Sahara marocain (LSAPSM) a pointé du doigt les dérapages verbaux du Secrétaire général de l’ONU et son parti pris en faveur des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume, attirant l’attention du Conseil de sécurité à la dangerosité des propos sans précédent du responsable onusien.
Dans un communiqué distribué à cette occasion, La ligue a appelé les dirigeants algériens à lever la main sur le dossier du Sahara et à cesser leurs manœuvres visant à entraver une solution sérieuse à la question du Sahara dans le cadre du plan d’autonomie présenté par le Maroc.
De son côté, Latifa Fiad, présidente de l’Association OUBOUR pour les Marocains Résidant à l’Etranger a indiqué que les membres de son association sont descendus dans la rue pour dénoncer les dérapages du SG de l’ONU, notant que le Maroc ne cédera pas un pouce, ni un grain de sable de son Sahara.
Elle a à cet égard appelé les Marocains du monde à serrer les rangs pour défendre la marocanité du Sahara et pousser le Secrétaire général de l’ONU à renoncer à sa position hostile à l’intégrité territoriale du Maroc.
M. Ghanem Said, président de la Coordination mondiale pour la défense du Sahara marocain, section d’Assa Zag, a indiqué à son tour que son association condamne les propos provocateurs de M. Ban Ki-moon, soulignant que la légalité internationale ne peut faire l’objet de surenchères.
Le Sahara est marocain et il le demeurera sous la conduite éclairé de SM le Roi Mohammed VI, a-t-il affirmé.

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